La plupart des échecs en début d'élevage viennent d'un excès de zèle. Voici la liste noire, pour ne pas répéter les classiques.
Trop déranger la reine
C'est l'erreur n°1. Une reine en fondation observée sans cesse, exposée à la lumière ou déplacée, peut stresser au point d'arrêter de pondre, voire de manger son couvain.
Pendant la fondation : on n'ouvre pas, on ne secoue pas, on n'éclaire pas. On attend.
Nourrir une fondation claustrale
Une reine à fondation claustrale vit sur ses réserves (ailes résorbées, graisses). Lui donner à manger trop tôt ne sert à rien et salit le tube — donc moisissures. On nourrit seulement à l'arrivée des premières ouvrières.
Le nid trop grand, trop tôt
Une petite colonie dans un grand espace n'arrive pas à réguler l'humidité ni à se sentir en sécurité. Résultat : stress, moisissures, croissance ralentie. La colonie doit être un peu à l'étroit.
Oublier l'hibernation
Les espèces tempérées (Lasius, Formica, Myrmica…) ont besoin d'une période de froid en hiver. La sauter, c'est épuiser la reine et raccourcir sa vie. Voir « L'hibernation, mode d'emploi ».
À retenir
- Patience > curiosité.
- Pas de nourriture pendant une fondation claustrale.
- Petit espace au début, hibernation pour les tempérées.